vendredi 4 octobre 2013

Les Chinois n'ont peur de rien n°1

J'ai décidé de partager sous ce titre "Les chinois n'ont peur de rien" des photos ou des anecdotes de petites choses qui m'ont étonnée et/ou fait sourire et que je n'ai pas vues ailleurs qu'en Chine. Ce qui ne veut pas nécessairement dire que tout ce que je posterai sous ce titre s'applique à toute la population chinoise bien entendu ;)


Pour commencer voici un touriste chinois croisé à la Cité Interdite. Si je partage cette photo, c'est surtout parce que j'étais très étonnée de voir que cet homme n'était de loin pas le seul à porter ce  genre de couvre-chef peu seyant  ;)
Le seul que j'ai vu plus souvent est un genre de chapeau en papier coloré plié et déformable, qui me rappelait vaguement les guirlandes d'anniversaire en papier...
Et d'autres genre de chapeaux encore plus extravagants, copies de coiffes traditionnelles sont proposées tout autour de la Cité Interdite et de sans doute beaucoup d'autres sites touristiques, par des vendeurs très motivés!

jeudi 3 octobre 2013

Arrivée en Chine

6 septembre 2013: Sur le tarmac, les employés de l'aéroport de Narita s'inclinent puis font au revoir de la main à l'avion qui va décoller. Une larme au coin de l'oeil, je quitte le Japon pour m'envoler (enfin) vers la Chine.
A l'aéroport, je retrouve Wenying qui m'attend avec une petite pancarte qui porte mon nom. Le passage du Japon à la Chine est d'abord plutôt rude. La Chine est à la fois très différente du Japon et de la Suisse.
Constat n°1: Les fonctionnaires chinois ne sont pas très loquaces ^^' On a généralement droit à un ou deux grognements en réponse à une question, en particulier si l'on s'adresse à eux en anglais. 
Constat n°2: La conduite sur la route a l'air d'être relativement différente de celle de Suisse, à en juger par le quasi-dérapage du taxi en venant se parquer à l'aéroport. Et il faut rajouter que la plupart des conducteurs semblent utiliser leur klaxon rien que pour signaler leur présence, ou en renfort de leur clignotant.
Mais, en plus de ces deux détails auxquels je m'étais préparée, je fais rapidement un troisième constat: Je suis tout à fait incapable de m'exprimer en chinois.
Heureusement, la famille qui a accepté de m'héberger quelques jours à mon arrivée, vient de rentrer de Suisse, et ils parlent un peu français, ce qui facilite un peu la transition.
Constat n°4: Le métro, bien que considérablement plus bruyant que celui de Tokyo, est plutôt propre, les différents couloirs sont généralement grands, bien éclairés, avec quelques efforts de décoration, et le tout donne me donne une bien meilleure impression que d'autres métros européens. De plus, il est extrêmement bon marché! (un trajet coûte 2 yuan, ce qui fait à peu près 30 centimes suisses). Donc, c'est une première bonne surprise :)

La première journée que je passe à Pékin, le 7 septembre,  il fait un temps splendide. Rien à voir avec le brouillard constant qu'on m'avait promis. Je visite mon université, et j'arrive à m'enregistrer dans mon dortoir. Ma colocataire est vietnamienne, s'appelle Peixing (nom chinois) ou Emily (nom anglais), et m'accueille avec un grand sourire et un avalanche de phrases en chinois. Je comprend rapidement qu'elle maîtrise beaucoup mieux le chinois que l'anglais, et que ce sera donc sans doute comme ça que l'on devra communiquer. Mais ce n'est pas une mauvaise chose, c'est important de s'y mettre dès le début.
Je constate le jour d'après, en venant m'installer avec mes valises, que la plupart des filles de mon étage sont asiatiques, et se débrouillent toutes mieux en chinois qu'en anglais, et que le chinois est donc la langue de communication par défaut. Moi qui avait peur de ne parler qu'en anglais avec les étudiants étrangers, on peut dire que je n'ai plus vraiment besoin de me faire de soucis.

J'ai une semaine avant le début des cours que j'utilise pour les différentes démarches administratives, ainsi que pour découvrir mon campus. Ma colocataire est très motivée à m'aider à m'installer et à apprendre le chinois. Elle me fait rapidement coller des post-it sur tous les meubles et objets de la chambre avec leur nom en chinois. (^-^)
Je découvre les supermarchés du campus, les cantines, les parcs, et ce que je pensais être un photomaton d'après la carte, qui se révèle être en fait un tout petit petit studio de photo pour les étudiants qui ont besoin de photos d'identité. La caisse est une boîte à chaussure remplie de billets, dans un tiroir. ^.^ Je fais une série de photos là-bas au cas où, et je fais bien, car plus tard, au moment de demander mon visa, mes photos venant de Suisse seront considérées comme "n'ayant pas un fond assez blanc".
Je reçois ma carte d'étudiante qui sert pour à peu près tout sur le campus, comme par exemple pour payer internet, les repas dans les cantines, ou même certains achats divers.
Pour nous aider à nous y retrouver pendant les premiers jours, une association d'élèves bénévoles a prévu des stands et plein de volontaires prêts à nous conduire aux quatre coins du campus. Mais, déception: il n'y a pas un/e seul/e étudiant/e chinois/e. Je me rends compte plus tard que presque tout est séparé entre étudiants chinois et étudiants étrangers, y compris les clubs de musique, danse, sport etc...

Globalement l'installation en Chine a parfois été surprenante, mais j'étais très impatiente d'arriver et de voir enfin ce à quoi mon année allait ressembler! J'ai découvert beaucoup de choses et rencontré beaucoup de gens au cours de ces premiers jours, et je me suis rendu compte que même si je risquais d'avoir des moments difficiles pendant ma période d'adaptation, je n'allais pas regretter d'être venue!


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